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jan 20 2013

Comment être un bon élève infirmier en 13 leçons

élève peripeties infirmiere

À chaque stage, même peine. Tels de pauvres hères, nous arrivons en terrain souvent hostile quoiqu’on en dise, au milieu de la fourmilière. À chaque stage des nouvelles têtes, des nouvelles personnalités, des nouveaux soins, des nouveaux systèmes d’organisation, des nouveaux objectifs…

Nous sommes là, avec notre tête de nouveau-né, les épaules tombantes sous le poids de nos doutes et de nos peurs. Mais nous sommes présents malgré tout, armés de notre bonne volonté, le cœur vaillant prêt à affronter l’inconnu.

Mais alors, comment faire pour affronter avec brio cette épreuve d’intégration rude d’enseignement ? Suivez le guide…

 

Leçon n°1

Le premier jour, avant de pointer le bout de votre nez, vous devez savoir parfaitement maîtriser le dosage d’un bon café. C’est PRI-MOR-DIAL.

Avec un peu de chance, votre nouvelle équipe se sera cotisée pour investir dans une nouvelle machine Nespresso et dans ce cas vous vous en tirerez à bon compte !

Nota : certaines personnes possèdent leur tasse attitrée. Ainsi, ne piochez pas n’importe laquelle pour siroter votre café bouillu, demandez avis au préalable.

Bref, nous disions : primo, le café !

 

Leçon n°2

Posez des questions pertinentes ! Mais pas trop non plus au risque de mettre l’infirmière en situation de difficulté. Donc, attention, pertinentes oui, mais avec une touche niaise.

Exemple : « Pourquoi le monsieur il est tout jaune ? » Très bien, vous avez assimilé la leçon n°2.

Contre-exemple : « Lors d’une cirrhose, on est plus sur une insuffisance hépatocellulaire mais est ce que l’ictère est conjugué ou non conjugué ? » Mmmm… là je dirais attention, danger !

Deux indices vous permettront de constater que votre question est sans doute malvenue : soit l’infirmière sera subitement intéressée par le débit de la perfusion, soit elle vous répondra que vous auriez du réviser vos cours avant de venir.

Je vous rappelle également qu’obtenir la réponse à « Pourquoi le monsieur est tout jaune ? » auprès de Natacha, ne vous empêche pas de la reposer à Thérèse. Si vous connaissez déjà la réponse ce n’est pas grave, là n’est pas le plus important. Le but reste de faire comprendre à l’autre que vous êtes curieux et avide de connaissance, en visant le plus large possible.

Cela dit, ne tombez pas non plus dans l’excès en posant des questions en rafale, surtout quand l’infirmière est en train de compter le goutte à goutte de la perfusion ! Oui ça énerve un peu parfois. Tout est dans le dosage. C’est comme pour le café.

 

Leçon n°3

Soyez polyvalents : sortir les soins de la journée, décrocher le téléphone, descendre les bilans au labo, coller des étiquettes, faire la vaisselle, gommer les petits cartons de la planif murale, aider l’infirmière à ranger le matériel. Oui, je sais, c’est très chiant. Mais c’est comme ça.

Aussi, évitez de demander à l’infirmière toutes les 2 secondes « Ça se range où ce truc ? » On se démerde hein, on ouvre tous les placards et on trouve ! Sinon, ni vu ni connu on le remet dans le tas de matériel…

Leçon n°4

Ne pas arriver avec son air effarouché :blush:  en se disant qu’on est nul, qu’on ne sait rien, qu’on n’y arrivera jamais. Sinon vous vous ferez écraser comme une merde, sachez-le.  Non, vous devez avoir une attitude de winner, mais sans tomber dans l’insolence non plus. Car attention, vous devez vous intégrer… mais pas trop. C’est un art assez subtil qui s’apprend avec le temps.

Aussi, une petite blague restera toujours de bon ton pour mettre un peu d’ambiance. À éviter quand même face à la cadre parce que… euh… bah elle est cadre quoi. Et bon, vous n’êtes que stagiaire, rappelez-vous.

 

Leçon n°5

Brosser le personnel dans le sens du poil, et les faire parler d’eux. Les gens adorent parler d’eux, que l’on s’intéresse à eux. Pas besoin d’être psychologue pour le comprendre ! Ainsi, maintenant que vous le savez, sachez vous faire violence et n’hésitez pas à complimenter Thérèse sur sa nouvelle coupe de cheveux.

 

Leçon n°6

Vous rendre régulièrement à la sté, pour un lavage énergique des haricots, plateaux, garrots et autres ustensiles laissés à l’abandon. Faites également en sorte qu’il y ait des témoins de la scène, sinon cela ne servirait à rien. Compris ?

 

Leçon n°7

Répondre à chaque sonnette. Attention donc, pendant la pause, à ne jamais vous retrouver coincé entre le frigidaire et le micro-onde. Non, vous devez toujours être au plus près de la porte de l’office, prêt à bondir telle une gazelle. Et il n’y a pas de mais !

 

Leçon n°8

Pendant votre pause, regarder avec la plus grande attention (en apparence du moins, il y a des limites dans le masochisme) les protocoles de soins, les dossiers de patients, enfin bref tout ce qui vous donne un air studieux. Mais ne restez pas planté trop longtemps quand même, car cela pourrait donner l’impression que vous ne faites rien, ou que vous vous ennuyez. Ou les deux.

 

Leçon n°9

Toujours avoir les ustensiles de base prêt à dégainer : pince à clamper, ciseaux, gomme, crayon a papier, stabylos, chewing-gums, briquet, cigarette. Ne rien laisser au hasard. Vous devez an-ti-ci-per !

 

Leçon n°10

Nettoyer le chariot de l’infirmière. Et encore mieux : le remplir ! Mais attention, pas plein à craquer non, car dans ce cas l’infirmière pourrait s’énerver de ne plus réussir à fermer les tiroirs :pinch: . Vous aurez alors perdu tout le bénéfice de votre initiative. C’est dommage.

Enfin, ne pas oublier le changements des sacs poubelles sur les côtés. Eh oui.

 

Leçon n°11

Le matin, arrivez un peu en avance et préparer la feuille de transmission avec noms, chambres et pathologies pour l’infirmière. Vous pouvez y mettre des couleurs, c’est plus agréable et plus lisible. Mais n’en faites pas trop non plus, sinon cela révélerait trop votre côté enfant.

 

Leçon n°12

Ne pas hésiter à aider la patiente de la 104 à manger. Oui je sais, elle n’est pas commode, geint constamment et mange à une vitesse proche de l’arrêt sur image. Mais justement !

 

Leçon n°13

Ne pas donner sa confiance trop vite aux personnes d’apparence mielleuses. Ce sont finalement les plus redoutables et les plus nuisibles. Je vous aurais prévenu.

 

Voilà, vous avez maintenant toutes les clés en main pour réussir votre stage et vous sentir tel Tarzan au milieu de la jungle. Le bout du tunnel n’est pas loin. Pour vous aussi, un jour viendra où vous direz : « Eh petite, peux-tu aller me descendre les bilans au labo ? » 

Roulez jeunesse et bon courage… :wink:

Si vous avez d’autres conseils, n’hésitez pas à les partager…

 

 

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53 commentaires

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  1. Pilouw

    C’est déroutant comme ton article est réaliste…
    Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer en fait.

    Vivement que je sois diplômée !!!

  2. Cécile

    Toujours se porter volontaire pour aller vider les poches de stomies et faire le relevé des diurèses… En assurant de surcroît que c’est avec plaisir ! ;-)

  3. Cécile

    PS : Ah oui, aussi et surtout : ne jamais venir contredire l’infirmière sur un conseil qu’elle vous donne en justifiant cet affront par « Pourtant, à l’école on vient de m’apprendre ça comme ça »….. ;-)

  4. Lily

    Si j’avais lu cet article avant… Je serais p’tet bien diplomée à l’heure qu’il est, comme mes collègues de promo !

    Finalement, j’use mes fonds de culotte sur les bancs de la fac ^^ »

  5. Mel

    Autre chose, dire bonjour et se présenter 20 fois s il le faut! Et oui moi les stagiaires qui ne se présentent pas sous pretexte qu elles sont la depuis plusieurs jours et bien je les appelle machin! ( oui je suis une vilaine!)

    1. Anerick

      « Machin » c’est pas terrible en effet. Mieux vaudrait l’inviter à se représenter. A leur décharge, ce n’est pas toujours un exercice facile que de devoir se présenter incessamment et d’autant plus face à un groupe qui se connait déjà. Il faut donner une ouverture à l’élève pour qu’il puisse se présenter, ce qui est loin d’être toujours le cas.

      1. Myryam

        Et moi si je t’appelle « Machine » parce que tu te présente pas, ça te conviendrais ? Des étudiants certes, mais des êtres humains. Surtout dans ce métier, sinon fallait faire un autre job. Dire bonjour, certes, mais quand l’ignorance de « l’infirmière suprême » je ne sais pas si c’est mieux. Aller, bonne journée machine… :-)

    2. maurel

      vraiment con comme réaction !! et irrespectueux !!!

  6. Anonyme

    Attention, ne pas se renseigner auprès des internes mâles, si l’infirmière qui en pince pour lui est présente, note de stage cuite. C’est du vécu…. En 1969……

    1. Élise

      Je confirme !!!! Vécu aussi mais beaucoup plus récent…en 2006, avec une infirmiere qui n’a pas suporter que la stagiaire s’entende mieux avec les infirmiers du service qu’elle…

  7. Miche

    Ne pas se renseigner auprès des internes mâles si l’infirmière qui en pince pour eux est présente, note de stage cuite, c’est du vécu…. En 1969……

  8. Xavier

    C’est malheureusement réaliste pour la majorité des points. Néanmoins, c’est sans doute transposable à d’autres professions avec quelques ajustements au niveau des tâches à effectuer.

    Ce qui est intéressant c’est d’analyser pourquoi cela fonctionne de cette manière.
    Pour moi tout ce passe comme si l’étudiant arrivait dans une meute ou clan :
    - Forgé avec ses propres règles de fonctionnement dont la plupart sont implicites (donc cachées à l’étudiant)
    PS: il existe des règles implicites « universelles » que tu as tenté de décrire.
    - Tout intrus est l’objet d’une mise à l’épreuve selon les règles implicites du clan.
    - L’étudiant va passer plusieurs scanners émotionnels dont le plus destructeur, la jalousie. Elle est plus marquée dans les milieux féminins et explique beaucoup de comportements:
    => Rabaisser systématiquement l’étudiant à un rang inférieur (nom ridicule, marquer les différences physiques, appuyer les défauts de langages et sanctionner exagérément les erreurs)
    => Lancer des rumeurs sur l’étudiant afin de le marginaliser au sein du groupe et renforcer celui ci.

    Le problème de tout ça c’est qu’on introduit ce schéma clanique aux étudiants qui le répètent à leur tour. Le pire c’est que cela ne rime pas toujours avec de la solidarité entre infirmier. Pour le coup je suis pour un code de déontologie infirmier.

  9. goutane

    regle numero 11 : cote enfant cite comme defaut, pas d accord………….

  10. Roxane

    Tellement vrai! Je suis passée de l’autre coté de la barrière, enfin diplomée et je fais tout pour ne pas devenir comme ces infirmières que je maudissais! Je fais ce que je peux pour leur apprendre des choses, répondre à leurs questions et ne pas leur prendre le chou si ils n’en posent pas. je vérifie les connaissances en voyant ce qu’ils répondent aux patients c’est bien plus simple comme ça!

    Bref, j’espère ne jamais devenir comme ces infirmières qui m’ont fait souffrir si longtemps! En tous cas je m’y attelle sévèrement!

  11. Levasseur

    L’étudiante infirmière en 1 ère année que je suis prend note de ces conseils ;)

  12. titemotarde

    très réaliste malheureusement. ^^
    tu as cependant oublié une chose importante. toujours apporté un gâteau ou des chocolats avant de remplir le rapport de stage (ça met les IDE dans de bonnes dispositions.) lol ^^

    1. lylybooo

      perso je n’aime pas trop quand les étudiants apporte le gateau avant le bilan, je comprends justement que c’est pour « acheter » la bonne appréciation dailleur lorsqu j’étais étudiante je le faisais systématiquement après pour ne pas donner cette impression. Le gateau c’est apres pour un moment détendu…

  13. Fanny

    Nous avons toutes et tous été élève avant d’être infirmièr(e). Cette profession ne se choisie pas par hasard. Quand je lis ces règles cela me fait doucement rire!!! Cela relève du bon sens et non faire le « toutou ». Ce sont plutôt les infirmières qui sont à plaindre car les nouveaux DE (pas de MSP, pas d’évaluation etc…) arrivent en terrain conquis dans les services. Marre des élèves qui se croient IDE en 1ère année, marre des élèves qui ne se lavent pas les mains, marre des élèves qui ne font plus de toilette parce qu’ils « ont validé leur COMPETENCE », marre des élèves qui n’ont aucun bon sens (mettre les présences, fermer les portes, répondre aux sonnettes, etc…) et qui ne posent aucunes questions car ils savent tout…..
    Nos services sont déjà surchargés, on courre toute une journée et en plus ont doit « apprendre » le boulot aux ETUDIANTS.

    1. titemotarde

      Je ne suis pas d’accord avec toi. Dans deux semaines je vais être diplômée. Je suis donc de cette nouvelle réforme. En 1ère année je ne me croyais pas IDE, je ne me croyais pas AS, je me voyais plutôt comme quelqu’un qui a tout à apprendre. Dans mon IFSI, ce n’est pas parce que tu as validé une compétence qu’elle est acquise jusqu’à la fin de la formation. Si je reprends ton exemple des toilettes, je l’ai validé à chaque stage où je pouvait faire des toilettes. Au semestre 6 (fin de troisième année) je faisais encore des toilettes. Moins qu’en première année, mais j’en faisais deux chaque fois que j’étais du matin. Et pas que des aides. Des toilettes complètes également. Je faisais aussi les bilan sanguin, les poses de perfusions, pansements, aller au labo, en radiologie récupérer des comptes rendus, des aides au repas,la stéri,….
      D’accord, il n’y a plus de MSP, mais c’est une évaluation continue faites par les professionnels du terrain de stage. Perso quand je faisais un soin, je demandais à un professionnel de me regarder, de me dire ce qui va et ce qui ne va pas, et de signer la feuille sur laquelle je marquais les actes et soins pratiqués.
      Je posais des questions évidemment. Je sais que j’ai des lacunes, que je ne sais pas tout.
      Quant au fait de mettre la présence, fermer les portes ou encore répondre aux sonnettes, cela n’a rien à voir avec la nouvelle réforme! Un étudiant que fait une toilette avec les portes grandes ouvertes et sans mettre la présence, s’il avait fait la formation quelques années auparavant cela aurait été la même chose.
      On nous apprend l’hygiène, les règle de bonnes pratiques, l’éthique, la déontologie, la respect, … Ces comportements n’ont rien à voir avec la nouvelle réforme.

      1. V3IS

        Mercii tite motarde :D

        1. Flo'

          « Nos services sont déjà surchargés, on courre toute une journée et en plus ont doit « apprendre » le boulot aux ETUDIANTS. » OO

          Un grand merci a titemotarde !

          Fanny, vos propos auxquels titemotarde a répondu avec une grande pertinence sont je pense un amalgame de cas isolés qui peuvent en effets énerver…mais pour votre phrase de fin…je rétorquerai bien par une autre de vous « Cette profession ne se choisie pas par hasard.  » ….a méditer.

          1. Audrey

            Moi je répondrais par une autre phrase: la formation des futurs ide FAIT PARTI du métier d’infirmier. C’est marqué en toute lettre dans le code du travail! Alors on peut aimer ça ou non, mais on est aussi payé pour encadrer des stagiaires… (bon ok, pas assez;) )

    2. julie

      Fanny, Tu es le parfait exemple de l’IDE que je n’aimerais pas croisée en stage :D

      1. highfive

        Bien d’accord avecvtoi Julie ! C’est d’une tristesse de lire ce genre de propos …

    3. Myryam

      Fallait faire un boulot en usine si t’es pas contente, et toi, tu n’as jamais été étudiante ? Tu savais tout sur tout avant d’être née ou quoi ?!

    4. auriane

      je suis en colère de te lire. ca fait partie de TON BOULLOT de former des étudiants. si tu ne veut pas en assumer les responsabilités reffuse au près de ta cadre de les prendre en charge ca facilitera la vie de tout le monde en particulier des étudiants.
      je suis infirmiere de la nouvelle réforme et j’ai supporté ce type de proffessionnels comme toi j’en ai souffert. je croyais qu’on fesait un travail humain qui apparament on bcp de limite pour certain!!!!!

    5. rosylle

      mais tu es sérieuse de dire tout ça. Je suis en fin de première année et jamais je n’ai été comme ça et de toute manière , n’as tu pas la mémoire courte ? souviens toi lorsque tu arrivais en stage et que malgré ta bonne volonté les infirmières ne daignaient meme pas te regarder ? Que ressentais tu a ce moment la ? C’est vraiment immonde de dire tout ce que tu dis , tu ne mérites pas ton diplôme et j’espère ne jamais t’avoir en stage. On fait aussi ce métier pour le transmettre et ça ça fait partie de nos compétences en effet.
      J’ai fait un stage ou j’ai eu une infirmière complètement psychomaniaque, qui m’a poussé a bout , heureusement l’équipe m’a soutenu et la cadre aussi , mais j’ai passé cinq semaines très dures psychologiquement , j’ai tellement pris sur moi sans rien dire que ça m’a bouffé et j’aurais du agir avant. Donc il n’y a pas que les étudiants qui posent problème. Vous etes aussi a remettre en cause par rapport aux attitudes des eleves. Et vu ce que tu dis sur les étudiants ça ne m’étonne pas que tu aies vu que des ESI démotivés etc. Parce que soyons réalistes , ça se passe généralement bien pour la plupart d’entre nous en stage. Donc il faut aussi savoir se remettre en question. Voila , je suis en première année mais je pense avoir compris beaucoup plus de choses que toi sur les relations et la pédagogie. C’est triste. A bon entendeur

    6. Anonyme

      du a du oublier tes années d’études et les galères qui allaient avec

  14. vanes

    je trouve que certaines paroles sont éxagérées… la nouvelle réforme a comme l’ancienne ses bons et ses mauvais côtés..je trouve abusé de lire, relire , entendre sans cesse que nous ne savons rien faire, surtout depuis qu’il n’y a plus de MSP…moi j’ai l’impression d’avoir des MSP tout au long de mes stages et pas qu’une seule fois…
    on nous dit qu’on sait moins fermer une porte, moins allumer une présence, comment dire? c’est en lien plutôt avec les étudiants que vous avez rencontré…que ce soit nouvelle ou ancienne réforme, il y en a toujours eu…
    les lacunes que je peux constater sur notre réforme c’est plutôt le manque de diversités des stages et la longueur des stages..vous passiez partout, nous on ne passe que dans 4 ou 5 secteurs..j’ai fait 2 maisons de retraite, 10 sem en santé scolaire, un stage en cardio et là en chir..ensuite j’irai en pédopsy… voyez la diversité…donc évidemment le manque de technique peut être ? et encore que quand je dis qu’en début de 3e année j’ai seulement appris à perfuser, plusieurs IDE de l’ancienne réforme m’ont avoué avoir appris à perfuser à leur tout dernier stage…

    alors arrêter de critiquer cette réforme pour laquelle nous n’y sommes pour rien, aidez nous justement à la faire évoluer… aidez nous à évoluer… de toute façon le changement n’est jamais bien reçu nul part…
    Nous ne sommes pas tous les mêmes, et quand nous arrivons en stage, et bien, au lieu d’attendre de nous que l’on réponde aux sonnettes car pour vous c’est LE rôle du stagiaire, que l’on remplisse vos charriots, qu’on nettoie vos charriots, qu’on vous fasse couler le café…et bien accueillez nous, formez nous, faites nous devenir de bons infirmiers…(heureusement pour ma part j’ai pu rencontrer en général de très bonnes infirmières, aidantes, accueillantes, formatrices, enfin supers… mais ce n’est pas le cas de tous mes collègues)

    personnellement quand je formerai des stagiaires, je n’attendrai pas d’eux qu’ils me servent mon café, qu’ils me lavent mon charriot, ou me le remplissent…qu’ils me préparent une feuille pleine de couleur ou sans couleur…j’attendrai d’eux qu’ils sachent se présenter certes, mais également qu’ils s’interressent aux pathologies, aux médicaments, aux soins, aux liens, et le principal aux patients…après et bien je leur servirai un bon café afin qu’ils se sentent à l’aise afin d’évoluer positivement dans un environnement déjà difficile et hostile…

    c qui me fache dans ces conseils, c’est que malheureusement c’est la dure réalité..on attend de nous étudiants en soins infirmiers des choses qui ne sont pas du rôle d’un étudiant infirmier, ni aide soignant…ni d’un professionnel de la santé…avoir son diplome ce n’est pas servir un café, laver un charriot, ou faire des feuilles de transmissions pour flatter l’infirmière… sinon oui quels infirmiers serons nous demain????

    1. Laurent GUERREIRO

      On va bien s’entendre. Je suis attristé de voir tout ses commentaires ESI. En gros, nouveau ou ancien diplôme pour moi ça na pas changé. Les mégères sont resté des mégères et les autres continue de faire leur boulot et d’encadrer les étudiants comme ils peuvent, elles se débrouille toujours.

      De mon temps, (ça fait vieux… 10 ans) c’était déjà comme ça… j’ai « subis » deux stages catastrophiques dans ma formation et je m’en souviens encore… le stage où dés le départ on sait qu’on va déguster et rien apprendre, l’équipe est odieuse… rien à faire… si… le sous marin et serrer les dents en se promettant de ne jamais être comme ça dans son futur métier !!

      Il y a partout des équipes qui dysfonctionnes, il faut savoir sortir la tête du guidon et fuir car se battre prends beaucoup de temps, d’énergie et vous vous battez seul contre des moulins à vent !! Quand ont est diplômé on le peux, et faut savoir dire NON ! , car si on reste, on intègre peu a peu ces dysfonctionnements comme norme. Je parle ici de vécu.

      Bon courage à tous ces ESI, serrez les dents, il y a des mauvaises passes. Il y en a aussi des bonnes. Et surtout rappelez vous toujours de se que vous avez ressentis dans ses moments là, et tachez de ne pas reproduire à votre tour une fois en poste !!

  15. Asp'irine

    J’ai beaucoup ri en lisant ton texte qui était tout à fait révélateur de ce que je vis en stage. Je viens de rentrer dans ma troisième année et je ne peux qu’approuver les commentaires de mes condisciples.
    Combien de fois ai-je été accueillie dans le service par un « ah t’es de la nouvelle promo… de toute façon, vous êtes moins bons qu’avant » avant même que j’ai pu donner mon prénom.
    Il ne faut pas se leurrer, le monde exclusivement féminin de la profession n’aide pas… Le côté territorial de la bonne femme, c’est vraiment une maladie grave ^^.
    Je suis également convaincue que je ne reproduirai pas toutes les vacheries que j’ai pu subir lors de mes stages si un jour j’ai à encadrer un étudiant.
    Cette réforme a autant de points positifs (oui on a les vacances scolaires…) que de négatifs (10 semaines dans un lieu de stage horrible où on ne doit surtout rien faire d’autre que d’aboyer au son du sifflet, croyez moi c’est long). Mais il faut prendre le temps de la faire évoluer. Et il est hypocrite de dire que les infirmières ont comme qualité première l’empathie alors qu’elles maltraitent allègrement les stagiaires.
    Le tableau est certes un peu noirci car j’ai rencontré des encadrantes extraordinaires qui m’ont donné envie de faire preuve du meilleur de moi-même mais elles sont tellement rares…
    Pour conclure, faites nous un peu confiance, mettez nous le pied à l’étrier et dites vous que si un jour votre fille ou votre fils souhaite se lancer dans cette profession, vous serez bien content qu’il n’est pas les mêmes encadrantes que nous.
    Merci en tout cas pour ton blog qui me fait bien rire ^^

  16. Kiki

    Sympa les conseils mais cela me laisse perplexe. C’est sympa, c’est mignon c’est tout ce qu’on veut mais quelle hypocrisie qui risquera de se répéter une fois l’étudiant devenu diplômé. Un étudiant infirmier (ou aide soignant) est peut-être un futur collègue. Alors à quoi cela sert d’avoir un « toutou » prêt à bondir pour répondre aux sonnettes, une personne à qui nous demanderons de poser des questions auxquelles elle peut connaître la réponse, etc… Je pense qu’il est plus important de le former correctement, de lui enseigner de bonnes pratiques plutôt que le traditionnel « Je te montre mais c’est pas comme ça que tu dois faire ».

    Je lis que les étudiants ne se lavent pas les mains, refusent de faire des toilettes mais que dire des soignants qui travaillent comme ils l’entendent, ignorant les recommandations voir les protocoles mis en place ou des soignants qui restent assis tranquillement pendant les aides soignants ont encore des toilettes à faire. Ne serait ce pas un « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ».

    Personnellement je suis étudiante et les stages représentent ce qui a de pire dans ma formation à cause de tout ça. Jugée en permanence, ne pas pouvoir dire ce que j’ai à dire que cela serait trop douloureux aux soignants présents dans le service. Je reconnais avoir un mauvais tempérament mais je ne supporte pas le manque de respect sous quelque forme que ce soit.

    Tout infirmier ou aide soignant passent un concours où chacun parle de ses valeurs, de l’importance de respect. Mais, une fois en place, tout ceci s’envole-t-il ? Il n’y a plus de MSP mais certain tuteur n’ont que le mot « évaluation » à la bouche. Magnifique la mentalité!

    J’ai du oublié plein de choses tellement je suis dégoutée!! Je regrette de mettre lancée dans cette voie et si j’avais le choix, j’arrêterai tout ce cirque hypocrite et même méchant! Surtout que la santé n’est qu’un système commercial de plus. Mais ça, c’est un autre sujet!

    En tout cas, merci. Cela me montre que ce qui existe chez moi, existe de partout. C’est horrible!!

    1. Audrey

      Tiens bon. ça a été très difficile pour moi aussi, de sans arrêt être obliger de faire on sorte qu’on remarque bien tes initiatives, initiatives que tu aurais prise de toute façon, mais si personne ne voit clairement que « c’est toi qui l’a fait », on te reproche de ne pas l’avoir fait. Mais ce n’est qu’un mauvais moment à passer, et c’est à nous de faire changer les choses! Accroche toi, serre les dents et passe ton diplôme. Et tu verras que pour ton premier poste, toutes ces angoisses de stagiaires vont soudain s’envoler et tu va enfin raire ce que tu aimes. Fini la boule au ventre le matin en te disant « pourvu que ça soit pas machin qui m’encadre », ou le stress de te faire « engueuler » parce que Truc t’as dit de faire comme ça, Bidule préfère que tu fasse autrement, que toi tu as appris différemment, et quand tu réfléchi avec ta petite tête, tu fais au plus logique, mais que forcément y’en à un qui sera pas content (et pire, quand on te reprend sur une technique, qu’on te dis « je m’en fou si tu fait pas comme moi, du moment que tu fais pas de faute » mais que tu sent bien que si tu fais pas pareil, tu vas être harcelé de question, et que tes justifications ne seront jamais suffisantes). Quand tout ça sera fini, tu seras prête et tu va t’éclater. Et peut être même que comme moi, tu deviendras « réfèrente stagiaire » ou tutrice, parce que tu auras envi de faire changer tout ça. Je fais parti de la toute première promotion du nouveau programme, et je peux te dire qu’on s’en est pris des trucs dans la gueule! Mais les choses changent, tout doucement, mais elles changent, grâce, à nous, grâce aux autres professionnels qui y mettent du leurs (parce que non, toutes les infirmières ne sont pas comme Machin, Truc ou Bidulle, y’en a quand même qui ont fait preuve de beaucoup de patience et de bonne volonté, heureusement) et peut être grâce à toi!
      Et pour l’anecdote, tout juste en sortant du diplôme, j’ai commencé par faire un peu d’intérim et des remplacements un peu partout. Un service ou plusieurs des mes camarades de promo sont passé en stage m’a appelé pour un remplacement pendant les vacances d’été. Ce service a été horrible pour tous les étudiants du nouveau programme qui y sont passé, l’équipe n’a pas arrêté de leurs répéter (à tous) qu’ils seraient des « infirmiers en cartons », que leurs diplôme n’avait aucune valeur, et j’en passe… Et bien j’ai tout simplement refusé le remplacement, en argumentant que c’est trop facile de démonter les nouveaux venus, puis de les rappeler pour qu’ils travaillent à leur place pendant leurs vacances, et que s’ils ont un minimum de conscience professionnelle, ils ne devraient même pas faire appel à moi, puisque je suis une mauvais infirmière… Bon, ça ne les a surement pas empêcher de trouver quelqu’un d’autre et de partir en vacance quand même, mais c’est ma petite victoire à moi;)

      Bon courage à toi

      1. Kiki

        Merci pour ces encouragements. Je suis d’accord avec le principe puis il y a des soignants qui nous rendent le sourire aussi. À la fin, ce sont ces soignants qui nous restent en mémoire, et non pas les autres…

        :o)

  17. coco

    Je trouve cet article réducteur et peu réaliste pour ma part. Si c’est vraiment comme ça que tu l’as vécu alors tu n’a pas tout compris…

    1. Fleter

      Coco, je suis diplômée depuis 1995, tu n’étais peut-être même pas née, et je t’assure que cet article est très proche de la réalité de quasiment tous les stages que j’ai effectués. Alors, si tu as eu la chance de faire tous tes stages chez les bisounours, tant mieux…ou bien tu sous entend peut-être que comme tu étais irréprochable, toi, tu as tout compris…

  18. Aude

    Réponse d’une infirmière (chaque numéro renvoie à une de tes leçon) :
    - 1 : je crois que c clair pour tout le monde c essentiel !!! ;)
    - 3 : en même temps ça fait aussi parti de notre boulot…
    - 5 : euh, nan moi tu me poses pas de question sur la vie, on est pas potes !!
    - 6 : cf 3
    - 7 : bah oui ! Ça nous soulage un peu ! ;-P
    - 8 : et en plus vous apprendrez des choses !! Truc de ouf !!! (même moi en vacation je le fais, même si ça te soûle, c important !)
    - 9 : oui mais pas dans les poche -> HYGIÈNE !
    - 10 : cf 3 et 6
    - 11 : je le connais pas cet élève là !!
    - 12 : cf 3, 6 et 10
    - 13 : c pas faux…

    1. Anerick

      Bonjour Aude,
      Tu auras noté qu’un des thèmes de ce blog est l’humour, l’auto-dérision.
      Certains de mes articles ne sont donc pas à prendre au premier degré, le trait est ici quelque peu forcé volontairement. Il s’agit davantage d’une caricature que d’une vérité générale, je pense que tu l’auras compris. Chacun ayant sa sensibilité et une perception personnelle des choses, je peux néanmoins comprendre ta réaction. L’humour qui parfois dérange ne peut avoir la prétention de satisfaire tout le monde.

      1. Aude

        oui j’avais compris bien sur ! Je t avouerais que le 8 me dérange mais je pense que ça c compris ds mon 1er comm… ;)

  19. Laurent GUERREIRO

    Merci pour cet article, y a des trucs que j’osai pas demander à mes étudiant(e)s… vous m’avez décomplexé !! Le coup d’installer l’étudiant(e) prés de la porte afin quelle soit la plus prés pour réponde aux sonnettes pendant que je mange et pas mal du tout… et va me permettre une meilleure digestion. Encore merci pour tout.

  20. Pépito'sss

    Etudiante en première année je suis …

    Soif d’apprendre, prête à faire n’importe quelle tâche, …
    On m’a conseillé de faire du « lèche-cul » à ma référente.
    Franchement ? non.
    Parce que je crois que c’est bien mieux d’être soi même (avec des gants de soie, toujours) est mieux que de fausses gentillesse.

    Etre infirmière, c’est savoir écouter, faire preuve d’ouverture d’esprit …
    Alors pourquoi est-ce que mon approche, argumentée de facon honnête et logique, ne saurait pas faire ses preuves ?

    Enfin, petite future infirmière du « nouveau référentiel » avant d’avoir effectué son premier stage …
    rdv dans 2 mois si j’suis pas déprimée ;)
    Mais l’infirmière du genre « vieille routière » me fait un peu peur quand même !

    1. Anerick

      Bonjour Pépito’ss,

      Sages paroles, tout n’est que bon sens. Tu croisera du beau monde et du moins bon, et pour ce qui est de la « vieille routière » c’est parfois avec elle qu’on apprend le plus ! Allez courage ça en vaut la peine !

  21. Double Mu

    Ah les critiques de la nouvelle réforme…

    Le nombre de fois que les membres de ma promo (et moi même) nous sommes fait réprimandés, conspués voir presque agressés parfois à cause de ça…. C’est particulièrement frustrant et énervant à la longue.

    - L’argument le plus utilisé est comme dit dans un commentaire plus haut  » en plus faut qu’on encadre les étudiants !!! ». Alors désolée d’être chiante et pointilleuse, mais cette mission de l’infirmière est noté dans le Code de la Santé Publique et ça depuis bien avant le passage de la formation infirmière à la LMD. Pour être complètement précise en plus, je cite :

    Article R4311-15
    Version en vigueur au 20 février 2013, depuis le 8 août 2004
    Selon le secteur d’activité où il exerce, y compris dans le cadre des réseaux de soins, et en fonction des besoins de santé identifiés, l’infirmier ou l’infirmière propose des actions, les organise ou y participe dans les domaines suivants :

    1° Formation initiale et formation continue du personnel infirmier, des personnels qui l’assistent et éventuellement d’autres personnels de santé ;

    2° Encadrement des stagiaires en formation ;

    Alors on est bien conscient que la charge de boulot est énorme et que les IDE ont de moins en moins de temps pour nous encadrer mais…. CE N’EST PAS LA FAUTE DES ESI ! Et sachez qu’on est bien conscients que c’est dur pour les IDE, que le métier part de plus en plus à volo par manque de temps, nous en sommes nous aussi les victimes quand les IDE n’ont pas le temps de nous encadrer… Je le répète, on le sait et on en est bien conscient et je bénie, je glorifie, toutes les IDE génialissimes que j’ai rencontré en stage et qui m’ont appris plein de choses malgré leur secteur, les emmerdes et les imprévus. Mais SOYONS SERIEUX, le problème est structurel, lié à l’hôpital, à la diminution des effectifs et au fait qu’on veut de la rentabilité à tout prix. On ne se trompe pas de coupable siouplé !

    - Deuxième argument :  » Avec la nouvelle réforme, vous ne savez rien faire  »

    Alors expliquons ce point…. Avec la nouvelle réforme, nous avons des durées de stage plus longues : 10 semaines. Nous nous sommes battus dans notre IFSI pour avoir le plus possible des stages qui soient de deux fois 5 semaines pour pouvoir varier les lieux de stage et donc les gestes techniques qui vont avec. Parce que c’est là que le bât blesse. On ne peut apprendre les gestes techniques que sur des lieux de stages qui en ont. Sachez aussi que ce point est un motif de stress, de véritable stress pour beaucoup d’ESI qui ne peuvent pas réaliser de gestes techniques avant parfois la fin de la deuxième année. Il y a aussi le fait qu’il faut se battre pour pouvoir en faire… autre point. Anecdote de stage, arrivée à une amie de ma filleule (en première année), ancienne aide-soignante :

    Une IDE lui expliquait que la nouvelle réforme, c’était de la merde, que les 2eme et troisième années ne savaient même pas faire un prélèvement sanguin et que toute façon ça faisait des générations d’incompétents. L’ESI, qui est en début de troisième semaine de stage, lui dit qu’elle est bien consciente des difficultés de la formation et que comme elle n’a pas envie d’être dans ce cas, elle voudrait bien apprendre à faire des prélèvements sanguins puisqu’elle a vu faire le geste pendant deux semaines, qu’elle a bien compris les risques, qu’elle a bien compris pourquoi on les faisait et que comme ça elle ne serait pas une 2eme année qui ne sait rien faire. Réponse de l’IDE  » Non mais t’es en 1ere année… « . No comment.

    - Troisième point :  » Vous pensez que vous êtes des infirmiers »

    Alors peut être oui, certains n’ont pas la bonne attitude et se prennent pour déjà des supers héros. Mais sincèrement, très sincèrement, je ne pense pas que ce soit la majorité des ESI. Je ne me sens pas IDE à part entière loin de là… je sais que j’ai beaucoup à apprendre et que même diplômée j’aurai encore un paquet à apprendre, car ce métier est en grande partie basé sur l’expérience. Après, pour avoir été ancien nageur sauveteur et adjoint de chef de poste, en charge des nouveaux, j’ai déjà eu 1 SEUL super héros qui savait tout des bilans à faire, des conduites à tenir… Je lui ai dit que j’étais super contente d’avoir des équipiers performants et que pour la prochaine intervention qui se présenterait, il serait le premier à partir et donc à gérer l’urgence. 15mn après j’ai eu droit à :  » Dis, Double Mu, je sais pas trop si en fait les bilans neuro je les connais, on pourra faire un rappel s’il te plait ? « . Mais pas de soucis gars, je te forme… Mais je le répète, sur la totalité de ceux que j’ai formé, il était le seul. Après j’avais des équipiers choupi, stressés par leur premier poste et qui avait TRES TRES envie de bien faire. Et je ne reporte et ne reporterai JAMAIS l’attitude d’un individu sur la totalité des autres. Comme je ne dirai JAMAIS que TOUTES les IDE sont des mégères qui ne veulent pas former les étudiants et qui sont aigri par leur boulot, parce que j’en ai croisé UNE SEULE qui n’était jamais contente de ce que je pouvais faire en démarche clinique (même vues et revues avec d’autres IDE ou des formateurs). Non, la majorité des IDE avec qui j’ai bossé, elles étaient concernées par ma formation parce que je suis une fututre COLLEGUE et que j’étais moi même motivée, elles étaient disponibles comme elles le pouvaient et rien que pour ça… encore une fois MERCI !

    Au final ? On est tous dans la même galère… Les IDE parce que trop de boulot, les ESI parce que la nouvelle formation est particulièrement difficile à gérer… notamment parce qu’on ne sait qu’au DE si on l’a validé, puisque c’est le flou artistique sur la validation des compétences dans le portfolio.
    Les remarques acerbes sur la nouvelle formation ont un effet destructeur sur les ESI qui sont motivés et qui ont envie. La pression de la formation est déjà énorme et les attitudes de certaines IDE sont à la limite du tolérable parfois (je le répète ce n’est pas une majorité). Mais quand ça se passe mal, ça va très loin : j’ai des anciennes aides soignantes dans ma promo qui pleurent dans leur voiture en rentrant de stage et je connais trois ESI qui ont été en stage sous LEXOMIL.

    Au final ? Tout le monde y perd. Parce qu’un étudiant stressé est un étudiant qui fera AUTOMATIQUEMENT des conneries en stage. Parce qu’un étudiant qui arrête sa formation pour ça, c’est une relève en moins qui n’arrivera pas à l’hôpital déjà boudé par les nouveaux diplômés. Parce que ça serait bien, dans ce milieu, qu’au lieu de se tirer dans les pattes, un minimum d’entraide se fasse…
    On est pas des ennemis. On est des êtres humains. Et des futurs collègues.

    1. Laurent GUERREIRO

       » Article R4311-15″ et etc… Une obligation légale ne rends pas forcement les personnes prompte à être sympa avec les nouveaux arrivés… une mégère reste une mégère…

      Pour le reste je pense que ça toujours été comme ça, c’est l’étre humain qui est comme çà.. Bon courage à tous les étudiants, serrez les dents, il y a des mauvaises passes. Il y en a aussi des bonnes. Et surtout rappelez vous toujours de se que vous avez ressentis dans ses moments là, et tachez de ne pas reproduire à votre tour une fois en poste !!

      1. Double Mu

        Ah mais vous prêchez une convaincue, cher Laurent !

        Je rappelle juste cet article de loi pour contrer le  » et en plus faut qu’on encadre » …. non c’est pas « en plus », ça fait partie intégrante de la mission de l’IDE. On se permettrait pas de dire « non mais en plus faut que je pose une perf » ou  » non mais en plus faut que je fasse des transmissions ». C’est juste pour remettre les choses un peu au carré, suite à un argument de personnes qui reprochent aux étudiants de ne pas l’être (cohérence powa !).

        Après oui, ça ne changera pas les mégères (au féminin et au masculin) qui ont juste pas envie de se coltiner les jeunots qui savent pas tout tout de suite (normal ce sont des… étudiants, bonne réponse !) et qui n’ont pas la patience aussi d’accorder le droit à l’apprentissage et ses aléas (non je ne connais pas tous les médocs spécifiques au service le premier jour, non, je ne connais pas toutes les pathologies de la terre, non, je ne me sens pas de poser une perf parce que ça fait six mois que j’en ai pas posé et que je préfère revoir une fois avant de faire de nouveau…). Mais j’ai toujours trouvé aberrent que des personnes ayant un boulot qui demande empathie, compréhension, patience et sociabilité ne soient pas capables de le faire aussi en encadrant (j’inclue aussi les cadres de santé formateurs parfois hein…). C’est mon côté naïf/utopiste/bisounours/ »j’ai foi dans les gens quand même » qui parle ;)

  22. Anerick

    Chers lecteurs, tout d’abord un grand merci pour vos commentaires qui participent à la richesse de ce blog et sa pérennité !

    J’en profite néanmoins pour vous rappeler de veiller à ce que le contenu de vos propos reste respectueux.
    Je rappelle également que je m’autorise à titre exceptionnel le droit à modérer certains commentaires trop virulents, agressifs ou totalement déplacés, mais ce sans jamais tomber dans la censure qui viendrait briser tout débat.
    Gardons bien à l’esprit que l’objectif de ce blog est d’échanger, partager nos expériences mais toujours dans un esprit cordial et courtois.

    A bientôt !

  23. Ricota

    Il y a ici, et ailleurs des choses qui me surprenne … Je me demande encore et toujours comment certains et certaines peuvent nous faire payer une réforme qu’on n’a même pas demander !!! Et puis il était temps que les choses changent …et c’est pas toujours en notre faveur …. Un stage, c’est être 24/24 disponible, surtout pour les choses ingrates (j’ai remarqué qu’il y a au moins 1 type de soignants que l’on embête jamais : les aides soignantes, et je les remercies de m’avoir apporter cette gratitude durant mes stages !!!!), c’est dire oui à tout, faire comme si tout allait bien, sans arrêt, écouter la vie de « brigitte » alors qu’on en a rien a faire, c’est ce « caler » a chaque habitude, à chaque humeur de ceux qui nous encadre et les entendre dire … « plus tard tu feras comme tu voudras ». J’ai fais mon premier stage dans un service de medecine, où on m’appelait « la petite » … qu’il ne fallait surtout pas choquer … moi, la petite, 23 ans parfois plus que certaine… Alors l’ancienne réforme finalement moi je l’aurais bien aimer ! Pouvoir te la couler douce tout ton stage sauf durant tes MSP, quel blague … Je me rattache à ces femmes, aussi peu soit-elles, qui m’ont transmise un petit bout de leur métier avec passion, je les remercie chaudement, celle qui te dises « olala, je suis pas du tout pédagogue, je suis désolé » et qui s’avère être les plus bonnes formatrices, et a qui ta envie de crier que si yen avait plus comme elles, les élèves, et les patients ne s’en porterait que mieux. Soyons honnete, les C** n’épargnent ceci dit aucune profession, moi, la petite, en a souvent fais les frais, mais bien heureusement, elles sont les dernieres personnes à me démotiver, rattacher vous au pillier, accrocher vous, ils existent !

  24. EX Aide soignante

    je viens de découvrir ce blog que je trouve intéressant. Je suis étudiante en 3ème année donc la nouvelle réforme. J’ai 40 ans. J’ai travaillé en tant qu’aide soignante pendant 15ans. Les étudiants infirmiers j’en ai vu qui sont passés dans les services ou j’ai travaillé. Aujourd’hui on critique la nouvelle réforme mais qui l’a demandé ? ce n’est pas nous étudiants de la nouvelle réforme. Moi aussi j’entends tout le temps des commentaires sur le fait qu’on ai plus de MSP. comme si avant quand il y avait des MSP les étudiants étaient meilleurs que nous !!!! Faux moi je dis. j’ai vu des étudiants qui s’investissaient dans leur stage à fond et à la MSP ils échouaient souvent à cause du stress de l’épreuve et non par leur incompétence. tandis que d’autres qui ne foutaient rien pendant le stage et qui le jour de leur MSP avait 18. ou est la justice. j’étais souvent outrée par cela. moi je dis arrêter de dénigrer cette nouvelle réforme. Nous étudiantsde la nouvelle réforme nous sommes comme vous les anciens. Il y aura toujours ceux qui veulent travailler donc s’investir dans leur stage, et les autres qui sont là parce qu’ils ne savaient pas dans quoi ils se sont engagés ou qui s’en foute carrément. aujourd’hui nous sommes sans cesse en évaluation. pour valider notre stage il faut qu’on valide des compétences spécifiques à chaque stage. et pour valider ses compétences il faut que les infirmiers avec qui nous avons travaillé estiment que nous avons fait les efforts nécessaires. aujourd’hui ce n’est plus une notation à la tête de l’étudiant qui souvent a été le cas dans l’ancienne réforme.

  25. pile

    bravo pour tes conseils qui sont hélas si utiles même en 2ieme année ….. aujourd’hui je me suis fait engueuler car j’ai demandé à la patiente : » ça va madame ? » histoire de meubler la prise de sang désastreuse de l infirmière .celle ci me dit : ben oui elle va bien , pourquoi tu le demande ??
    ah le 4.2 quand tu nous tiens …. à bientôt

  26. étudiante en deuxième année

    AU SECOUR !!! demain on rempli mon porte folio c’est la panique !!!!!!!

  27. sandra from vetement pro

    Ca sent le vécu, beaucoup de ces conseils sont également généralisable, notamment concernant le café, les gens mielleux…

  28. mariejeanne

    bonjour à tous
    Ne vous en faites pas ,tout au long de sa vie professionnelle on rencontre des gens formidables,infirmière,étudiant infirmier, aide soignant,patients ,famille…..
    restons humble dans cette profession et savoir se remettre en question est essentiel.les relations humaines ne sont pas simples mais elles devient richesse lorsque tous y mettons du notre. de l’infirmière prétentieuse à un(e) étudiant(es) qui se la pète ,l’un et l’autre ne savent pas se conduire,passer votre chemin ,ils ne mérite pas que l’on se mine pour ses gens là mais juste à la rigueur un peu de votre compassion.
    infirmière depuis 11 ans je veux devenir formatrice.
    bon vent à tous et belle année.

  29. flantome

    J’arrive après la bataille, mais je tenais à apporter mon témoignage.

    Je suis en deuxième année en stage dans un service hyper intéressant : les urgences cardiaques.
    Après une semaine grisante ou j’ai découvert le fonctionnement du service, les pathologies, les traitements, certains gestes, je suis tombée dans une sorte de « trou noir » de l’apprentissage. Plus personne pour m’encadrer! Juste une IDE différente chaque jour derrière qui je trotte qui ne m’explique rien et me parle à peine.
    Impossible de faire valider quoi que ce soit, des actes oui, des compétences non. Rien de global.
    J’ai juste le droit de suivre. Si je réponds juste quand on m’interroge sur le nom d’un médicament, c’est bien, sinon c’est le début d’un lent processus de destruction subtil : les phrases deviennent interro-négatives, les questions n’appellent pas de réponses, on ne répond pas à mes questions voire on m’ignore pendant des heures…
    Les IDE du service sont tout simplement malveillantes.
    J’essaie de résister, de continuer à montrer mon intérêt, je pose des questions, je montre que je suis là.
    Mais cette hostilité est usante et je sais qu’elles ne souhaitent pas valider mon stage.
    Je n’attends aucune aide de mon IFSI : vous ne changerez pas l’équipe, c’est à vous de changer.
    Mais je suis perdue et ne sais pas comment réagir face à ce comportement que je ne comprends pas.

    J’ai plus de quarante ans, je suis en reconversion professionnelle, j’ai une famille nombreuse, je paie moi-même ma formation et j’ai déjà bac+5. Mais tout ça, bien sûr : motus!

    Etre niée dans son humanité pendant 10 semaines est à la limite du supportable, je ne suis plus dans l’apprentissage, je suis juste dans la survie.
    A chaque instant il faut que je me rappelle mes objectifs, que je me rappelle que je suis quelqu’un et en plus quelqu’un de bien!

    Je ressens de la haine pour ces IDE qui n’ont rien compris à leur métier et qui mettent en péril mon avenir juste pour tester leur pouvoir!

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